SAUCE

Lors d’une soirée, quatre amis d’enfance se lancent le défi de s’introduire dans un studio de télévision et de production audiovisuelle, là où sont enregistrées de nombreuses émissions. Mais l’occupation du studio tourne mal et les quatre membres du gang sont obligés de rester retranchés à l’intérieur.

Pendant de nombreuses années, ils se sont raconté des histoires eux aussi. Au fast-food du coin, quand ils étaient jeunes et rêvaient de plus beau et plus grand. Puis plus tard, ils ont compris que tout le monde s’arrangeait un peu avec la vérité. Ils ont aussi réalisé que très souvent, on leur volait leurs histoires ou que certains se servaient au passage, en leur faisant dire tout et n’importe quoi pourvu que ça serve les intérêts de différentes industries. À la fin, ceux qui leur avaient promis de porter leurs voix leur refusaient le droit d’être qui ils étaient vraiment, s’essuyant au passage sur les récits dont ils s’étaient pourtant bien servis.

Mais ce soir-là, ils décident de ne plus jamais se laisser bouffer et de reprendre le contrôle.

Entre concert, manifeste et cabaret, le spectacle honore nos histoires faites de fiction et d’imaginaire.Celles décrites par certains comme une mode ou un courant passager. La manière dont on les dit et la manière dont elles sont entendues. Il dénonce les rapports de domination et de propriété qui peuvent s’exercer sur les récits et ceux qui tentent de les raconter.

Surtout, SAUCE parle de ce que ça coûte ! Le prix à payer. Le prix qu’on nous demande de payer pour être écoutés.

Nos télévisions, nos théâtres, l’ensemble de nos institutions paraissent de plus en plus roses, jurant défendre nos voix. La pièce se demande si nous sommes certains de ce qui s’y raconte. Si nous sommes toujours les narrateurs de nos récits, s’ils sont interchangeables, remplaçables, s’ils ne sont pas simplement utilisés puis jetés. Et si à la fin nous en sommes toujours les détenteurs.

Car il s’agit de ça, protéger nos histoires sans se faire bouffer, ne plus laisser personne les raconter à notre place ou s’en servir et s’en resservir, encore.



Un spectacle de Matthieu Barbin

Performance Matthieu Barbin, Marie-Pierre Brébant, Aria De la Celle, Stephen Thomson.
Special guest Marlène Saldana
Collaboration à l’écriture et vidéos Florent Gouëlou
Regard extérieur Dalila Kathir
Lumières François Boulet et Vincent Chrétien    
Son Géraldine Belin
Costumes Lion Ascendant Connasse

Production Forever Forever
Administration de production Virginie Hammel pour Le petit bureau
Co-production CDN, Théâtre de la cité, Toulouse - CDN, Théâtre de Dijon-Bourgogne - MC93, Maison de la culture de Seine-Saint-Denis - Bonlieu, Scène nationale Annecy - Le Manège, scène nationale de Reims - CCN de Créteil et du Val-de-Marne, EMKA.

Le spectacle sera créé les 22, 23, 24, 27, 28 et 29 avril 2027 au Théâtre de la Cité, à Toulouse, puis entamera sa tournée au printemps 2027 et sur la saison 2027-2028.