Totemic studies, petits portraits

©Pierre Andreotti

© Pierre ANDREOTTI

conception and performance : Matthieu Barbin
spaces and objects : Celia Gondol, Alicia Zaton, Matthieu Barbin
vocal training : Dalila Kathir
texts : Jonathan Drillet
lights : Fabrice Ollivier 
edit and mix : Fany Corral, Florent Frossard 
consulting music : Fany Corral
costumes : Marine Peyraud

Thanks : Pierre Andreotti, Felicia Atkinson, Greg Beller, Fany Corral, Sylvain Decloitre, Jonathan Drillet, Alix Eynaudi, Célia Gondol, Vincent Isnard, Dalila Khatir, Elise Ladoué, Adam Love, Fabrice Ollivier, Marine Peyraud, Jerome Pique, Bartolomé Sanson, Fanny Virelizier, Alicia Zaton.

production : Fanny Virelizier  / The Post Post 
co-productions and supports :
Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis with the support of CN D / Pantin
For this project Matthieu Barbin has received the support of DRAC Île-de-France in the aide au projet section. Matthieu has been selected in the FoRTE program of Région Île-de-France.

Touring :
22nd, 23rd, 24th May 2018, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis, CN D – Pantin (FR)
12th, 13th October 2018, Festival Actoral, Marseille (FR)
12th March 2019, Scène Nationale d’Orléans (FR)
5th, 6th April 2019, Festival Etrange Cargo, Ménagerie de Verre, Paris (FR)

English

What would be my Totem in the current context of the end of the world? How to move the usual definition in my own perspective?
An old tradition sees in any solo a concern for self-portrait, subject of the streched thread between an individual and a community of spectators.
In Totemic studies, petits portraits Matthieu Barbin treats that troubled point in which the violence and the enjoyment of being gazed on, are intertwined. The spectrum of his figure becomes a matter of contemporary representations. By handling a multiplicity of compositional processes such as speeches, words, reflexions about the solo exercice, craft practices, and exploiting both their functional aspects and their heterotopic capacities, he activates and deconstructs the categories of his visibility.

Take this is my body. It will be all about that. A body forced to manipulate a bunch of tools in order to find figures through which it can identify himself. Twisting in all directions the dialectic of looking and being looked, he engages himself in a game of putting on/off, unveiling the layers of his social and performative constructions and at the end making fun of himself. Because it’s also about questioning this ritual, sometimes absurd, never pointless, about a performer who puts himself in a spectacular spectrum, who summons an audience, a space, a situation then who tries to extract himself from it. Slipping between abstraction and eroticism, Matthieu Barbin becomes object and subject.

” Au début la pièce l’idée c’était que je danse sur un Sumo pendant une heure. Je voulais raconter ma vie en dansant sur le Japon. Ca n’a pas été possible. Mais je restais fasciné par la possibilité qu’un corps devienne une sorte de figure vivante et représentative d’un individus ou d’un groupe de personnes. Face à cette impossibilité, je me suis demandé comment déplacer le totémisme avec lequel je n’ai aucun lien, et l’exercice pompeux et galvaudé de l’étude, dans ma perspective; Celle d’une personne qui se met en spectacle pour la première fois. Une vieille tradition voit dans tout solo un souci d’auto-portrait. Il est souvent le sujet du lien tendu entre un individu et une communauté de spectateurs. La première pièce, le premier geste, est donc l’occasion d’interroger ce que signifie se donner en spectacle et ce qui anime cette situation. ”

Dans totemic studies, petits portraits, Matthieu Barbin tord la dialectique du regardant et du regardé. Il pointe ainsi la violence de cette situation, mais aussi sa nécessité. En maniant une multiplicité d’outils et en exploitant leur potentiel fictionnel, il actionne un millefeuille de représentations. Textes fleuves, réflexions sur ce qui est entrain de se passer, chants. Mais aussi poèmes, corps en démonstration, et citations sont autant d’outils dont il se sert pour assumer puis déconstruire les catégories de sa visibilité.

” Prenez, ceci est mon corps.” Il ne s’agira que de ça. Exposer un corps occupé à faire un spectacle. Un corps qui varie entre grotesque et assiduité. Il se livre ainsi à un jeu de recouvrement et de dévoilement des composants de l’être social et performatif. Puis, finit par se moquer de lui-même, du corps mis en scène, de l’individus qui cherche et se cherche. Mais aussi de l’artiste qu’on force à se définir.